Vol présumé au sein des FAD’H : deux soldats radiés et publiquement dégradés en présence du ministre Mario Andrésol

Vol présumé au sein des FAD’H : deux soldats radiés et publiquement dégradés en présence du ministre Mario Andrésol
Port-au-Prince, 5 juin 2026 .– Deux soldats de première classe des Forces Armées d’Haïti (FAD’H) ont été officiellement radiés de l’institution militaire à la suite d’une enquête interne les impliquant dans une affaire de vol présumé. La décision a été exécutée lors d’une cérémonie disciplinaire tenue en présence du ministre de la Défense, Mario Andrésol, a constaté un journaliste de notre rédaction.
Selon les autorités militaires, les deux soldats sont accusés d’avoir dérobé quatre sacs de sucre à bord d’un véhicule dans la zone de Delmas 31, dans la nuit du 27 avril 2026. À l’issue de l’enquête menée par l’état-major des FAD’H, la hiérarchie militaire a ordonné leur renvoi immédiat des rangs de l’armée.
Lors de la cérémonie, organisée devant des représentants de la presse, les deux militaires ont été publiquement dégradés. Leurs grades leur ont été retirés et leurs uniformes enlevés par les responsables militaires, sous le regard du ministre Mario Andrésol et de plusieurs hauts gradés de l’institution.
Dans sa déclaration, le ministre de la Défense a souligné que les faits reprochés aux deux soldats étaient incompatibles avec les valeurs de discipline, d’intégrité et d’honneur qui doivent caractériser les membres des Forces Armées d’Haïti.
Toutefois, la mise en scène publique de cette sanction suscite des réactions partagées au sein de l’opinion. Certains observateurs estiment que l’état-major était en droit d’appliquer des mesures disciplinaires exemplaires afin de préserver l’image de l’institution. D’autres, en revanche, jugent que cette procédure aurait dû être menée dans un cadre strictement administratif, sans exposition médiatique.
Selon plusieurs citoyens interrogés, une telle humiliation publique pourrait avoir des conséquences négatives sur l’avenir des intéressés et contribuer davantage à leur marginalisation qu’à leur réinsertion.


