Pierre Espérance rejette les rumeurs de perquisition et accuse une offensive contre le RNDDH

Port-au-Prince, le 21, Mai 2026.- Le climat de tension autour des organisations de défense des droits humains continue de s’intensifier en Haïti. Ce mercredi 20 mai 2026, Pierre Espérance, directeur exécutif du Réseau National de Défense des Droits Humains, a catégoriquement rejeté les informations relayées sur les réseaux sociaux faisant état d’une supposée perquisition de son domicile par des agents de la DCPJ.
Intervenant auprès de plusieurs médias, le responsable du RNDDH a dénoncé ce qu’il considère comme une stratégie de désinformation orchestrée pour fragiliser son institution et ternir son image publique. Selon lui, cette campagne viserait à affaiblir une organisation engagée depuis plusieurs années dans la dénonciation de la corruption, de l’impunité et des violences armées.
Dans ses déclarations, Pierre Espérance affirme que ces accusations surviennent dans un contexte particulièrement tendu, marqué par des affrontements politiques et des critiques croissantes contre certaines décisions judiciaires. Il estime que le RNDDH dérange des secteurs influents en raison de ses prises de position répétées sur les dossiers sensibles touchant l’État et les réseaux criminels.
Le militant des droits humains accuse notamment des proches de l’ancien pouvoir ainsi que des groupes alliés aux coalitions armées de mener une campagne de discrédit contre son organisation. Il soutient que ces manœuvres cherchent à intimider les défenseurs des droits humains et à détourner l’attention des véritables enjeux sécuritaires du pays.
Cette nouvelle controverse intervient quelques jours après les critiques formulées par le RNDDH contre un arrêt de la Cour d’appel de Port-au-Prince dans le dossier impliquant Rome Belle, ancien directeur général de l’Administration générale des douanes.
L’organisation avait publiquement dénoncé une décision qualifiée d’« arrêt de la honte », une prise de position qui aurait provoqué de vives réactions dans certains cercles politiques et judiciaires. Plusieurs observateurs estiment que cette sortie médiatique pourrait avoir contribué à alimenter les tensions actuelles autour du RNDDH.
Malgré les pressions dénoncées, Pierre Espérance affirme que le RNDDH ne compte pas reculer. Le dirigeant dit vouloir continuer à documenter les violations des droits humains et à dénoncer les actes de corruption, indépendamment des menaces ou campagnes de déstabilisation.
Il a également appelé les autorités à lutter contre l’impunité et à protéger les institutions engagées dans la défense des libertés fondamentales, dans un contexte où les violences armées et les crises politiques continuent de fragiliser le pays.
Depuis plusieurs années, le RNDDH demeure l’une des structures les plus actives dans la surveillance des abus liés aux gangs armés, aux institutions publiques et aux violations des droits humains en Haïti. Ses rapports et prises de position provoquent régulièrement des débats au sein de la classe politique et de la société civile.


