Hôpital universitaire La Paix : grève des médecins internes pour neuf mois d’arriérés, un risque majeur pour la prise en charge des patients

Les médecins internes de l’Hôpital universitaire La Paix dans la commune de Delmas ont durci leur mouvement de protestation ce mercredi matin 11 avril 2026 pour exiger le paiement de neuf mois d’arriérés de stage. Ils conditionnent la reprise normale des services à une réponse des autorités sanitaires, une situation qui fait craindre de lourdes conséquences pour les patients.
À l’Hôpital universitaire La Paix, l’un des principaux centres hospitaliers de la région métropolitaine, la tension est montée d’un cran ce mercredi matin. Les médecins internes ont décidé de durcir leur mouvement de protestation, paralysant une partie de la prise en charge médicale. Leur revendication est claire : le paiement de neuf mois d’arriérés de stage, qu’ils jugent intolérable après une longue période de service sans régularisation.
Dans un contexte déjà marqué par des fragilités structurelles du système de santé, cette décision accentue les inquiétudes. Les internes affirment qu’ils ne reprendront pas pleinement leurs activités tant que le ministre de la Santé publique, le Dr Sinal Bertrand, n’aura pas apporté de réponse concrète à leurs revendications. Une position ferme qui place l’institution hospitalière dans une situation de blocage partiel.
Sur le terrain, les conséquences se font déjà sentir. Plusieurs services fonctionnent au ralenti, et l’accès aux soins devient plus difficile pour de nombreux patients, souvent issus de milieux vulnérables. Dans un hôpital où la demande dépasse déjà largement les capacités d’accueil, cette paralysie partielle pourrait rapidement aggraver les délais de prise en charge et compromettre le suivi de cas urgents.
Au-delà du conflit administratif et financier, l’enjeu est avant tout humain. Des retards dans les soins, des interruptions de suivi médical ou des interventions repoussées peuvent entraîner une détérioration rapide de l’état de santé de certains patients. Dans les cas les plus critiques, les professionnels de santé eux-mêmes redoutent des complications graves, voire des pertes évitables, si la situation venait à perdurer.


