Grève au ministère des Cultes : le SEMIC dénonce le blocage des nominations et des contrats

Le SEMIC lance deux journées de grève au ministère des Cultes pour dénoncer le blocage des nominations et le retard des contrats des employés.
La grève au ministère des Cultes entre dans une nouvelle phase ce lundi 25 et mardi 26 mai 2026. Le Syndicat des Employés du Ministère des Cultes (SEMIC) annonce deux journées de mobilisation pour dénoncer le blocage administratif autour des nominations et du renouvellement des contrats de plusieurs employés.
Selon le président du syndicat, Jean René Joseph, plus de 88 employés contractuels attendent toujours leur régularisation après plusieurs années de service. Une situation qui provoque colère, frustration et inquiétude au sein de l’institution.
Au cœur de cette grève au ministère des Cultes, le SEMIC accuse la ministre Raina Forbin de ne pas avoir assuré le suivi des dossiers de nomination engagés depuis juin 2025.
Le syndicat affirme que les dossiers auraient déjà été traités par l’ancien ministre Jean Harvel Jean Baptiste, mais resteraient bloqués faute d’une réponse officielle de l’actuelle ministre.
Jean René Joseph explique que plusieurs employés travaillent depuis plus de six ans sous contrat précaire sans statut définitif dans l’administration publique. Certains n’auraient reçu aucun salaire depuis plusieurs mois malgré leur présence régulière au travail.
Le SEMIC affirme également que des contrats renouvelés depuis plusieurs semaines n’ont toujours pas été validés administrativement.
Selon les responsables syndicaux, cette situation place des dizaines d’employés dans une situation sociale difficile alors qu’ils doivent continuer à assurer leurs fonctions dans un contexte marqué par l’insécurité et la crise économique en Haïti.
Le syndicat accuse la ministre Raina Forbin de maintenir les dossiers en attente malgré les avis favorables déjà transmis par les instances administratives compétentes.
Cette grève au ministère des Cultes vise donc à faire pression sur les autorités afin qu’une décision soit prise rapidement concernant les nominations et les renouvellements de contrats.
Durant leurs interventions, les représentants syndicaux ont insisté sur les conséquences humaines de cette crise administrative.
Ils évoquent des employés incapables de payer leur loyer, de subvenir aux besoins de leurs familles ou même de couvrir leurs frais de transport pour se rendre au travail.
Le SEMIC estime que les travailleurs concernés sont maintenus dans une situation d’incertitude totale alors qu’ils continuent de répondre aux exigences de l’institution.
Les dirigeants syndicaux préviennent que la grève au ministère des Cultes pourrait être prolongée si aucune réponse concrète n’est apportée par les autorités.
Le SEMIC affirme vouloir poursuivre toutes les démarches légales afin de défendre les droits des employés et réclame une intervention urgente du ministère ainsi qu’une communication officielle avec l’OMRH pour débloquer les dossiers.


