Financement de gangs en Haïti : un chauffeur américain accusé de soutenir “Barbecue”, risque prison ou mort

Financement de gangs en Haïti : un chauffeur américain accusé de soutenir “Barbecue”, risque prison ou mort
Le financement de gangs en Haïti prend une dimension internationale. Un chauffeur routier d’origine haïtienne, naturalisé américain, est accusé par la justice fédérale des États-Unis d’avoir soutenu financièrement et logistiquement le chef de gang Jimmy “Barbecue” Chérizier a rapporté Miami Herald.
Selon l’acte d’accusation, cette affaire s’inscrit dans un projet plus large visant à déstabiliser le pouvoir en place en Haïti.
Le financement de gangs en Haïti aurait impliqué plusieurs individus basés aux États-Unis. Parmi eux, Bazile Richardson, chauffeur routier en Caroline du Nord, est présenté comme un acteur central.
Les procureurs affirment que des dizaines de milliers de dollars ont été transférés vers Haïti entre 2020 et 2024. Ces fonds auraient servi à :
acheter des armes
financer des véhicules
payer des membres armés
Les transferts passaient par des intermédiaires et des comptes en dollars, contournant ainsi les sanctions américaines.
Le financement de gangs en Haïti intervient dans un contexte explosif. Jimmy “Barbecue” Chérizier, ancien policier devenu chef du G9 puis de la coalition Viv Ansanm, est accusé d’être au cœur de violences massives.
Cette alliance de gangs est notamment liée :
à des attaques coordonnées en 2024
à la chute du gouvernement dirigé par Ariel Henry
à des milliers de morts et déplacés
Aujourd’hui, selon des estimations internationales, les groupes armés contrôlent une grande partie de Port-au-Prince.
Le dossier sur le financement de gangs en Haïti s’alourdit avec la qualification terroriste.
Jimmy Chérizier a été sanctionné par les autorités américaines depuis 2020. Plus récemment :
la coalition Viv Ansanm a été classée organisation terroriste
toute aide à ces groupes expose à des poursuites pour terrorisme
Les accusés risquent des peines lourdes, avec la possibilité d’être incarcérés dans des prisons de haute sécurité, voire transférés dans des centres spécialisés en Amérique latine.
Selon les documents judiciaires, Bazile Richardson aurait assumé ses liens avec Chérizier, qu’il décrit comme un proche.
Dans un message vocal cité par les procureurs, il déclare savoir ce qui l’attend :
“la prison ou la mort.”
Les enquêteurs affirment également que :
des communications régulières existaient entre les co-conspirateurs
les besoins en armes et logistique étaient clairement exprimés
des promesses de postes dans un futur gouvernement auraient été faites
Cette affaire de financement de gangs en Haïti met en lumière un enjeu majeur : l’implication de la diaspora dans la crise sécuritaire.
Entre soutien politique revendiqué et poursuites pour terrorisme, la frontière devient de plus en plus floue.


