Trois 7 pour sauver le pays : un mouvement citoyen lance l’ultimatum à la classe politique
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Trois 7 pour sauver le pays : un mouvement citoyen lance l’ultimatum à la classe politique
Port-au-Prince, 6 décembre 2025.- À la veille d’une nouvelle séquence politique décisive, l’Initiative du 24 Avril, lors d’une conférence de presse à Pétion-Ville lance officiellement l’opération “7-7-7”, une démarche destinée à promouvoir une transition politique refondatrice dirigée par un juge de la Cour de cassation après la fin du mandat du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) prévue le 7 février 2026.
L’organisation milite pour une transition différente, pilotée par un magistrat de la Cour de cassation, tout en réclamant 40 % de femmes dans le futur gouvernement, davantage d’hôpitaux, le retour de l’école gratuite, la réinsertion des familles vivant en abris provisoires et le rétablissement de la sécurité et de la paix dans le pays. Elle plaide également pour la justice pour les femmes victimes de violences sexuelles.
Lors de sa prise de parole, Me Jean Renel Sénatus, avocat, ancien sénateur, président de LÒD Demokratik et membre de l’Initiative du 24 Avril, a expliqué le sens de l’opération “7-7-7”.
Il a déclaré :
« Aujourd’hui, c’est le 7 décembre, l’un des trois “7”. L’Initiative du 24 Avril marche pour rencontrer le peuple et les organisations de base, car deux autres “7” arrivent. Ces 7-là ne se feront ni à l’hôtel, ni dans des bureaux, ni en cachette. Les trois 7 sont l’ultime mouvement pour aller vers ce que nous voulons. »
Dénonçant l’incapacité des autorités en place à renforcer la Police nationale et les Forces armées, il a rappelé la situation dramatique de plusieurs régions où les populations continuent de fuir la violence.
« Le 7 février n’aura pas de route à gauche ni à droite. Nous allons vers la Cour de cassation », a insisté Me Sénatus.
Djina Guillet Delatour, coordonnatrice nationale du mouvement Kasasyon Nou Prale (KNP) et membre de l’Initiative du 24 Avril, a réaffirmé l’esprit de proximité du mouvement.
Elle a déclaré :
« L’Initiative du 24 Avril marche pour rencontrer le peuple et les organisations de base. Les deux prochains “7” ne se feront pas dans des hôtels, ni dans des bureaux, ni en cachette. »
Pour sa part, Nathalie Joseph, présidente du Mouvement des femmes, a rappelé les revendications essentielles du secteur féminin.
Elle a affirmé :
« Nous saluons l’Initiative du 24 Avril. Le mouvement des femmes exige que le quota de 40 % de femmes soit respecté dans le gouvernement. Nous voulons plus d’hôpitaux, le retour de l’école gratuite, la réintégration de toutes les familles déplacées, la sécurité, la paix, la solidarité et la justice pour toutes les femmes violentées. »
Elle a conclu en soutenant fermement l’appel en faveur d’une transition confiée à la Cour de cassation :
« Le peuple demande la Cour de cassation, tête droite. Nous avons un plan, nous allons construire. Kassasyon, se la pèp la mande. »
Avec l’opération “7-7-7”, l’Initiative du 24 Avril entend intensifier sa mobilisation à l’approche du 7 février 2026. La conférence de presse prévue ce dimanche devrait marquer une nouvelle étape dans cette démarche, qui place la Cour de cassation au centre de la prochaine transition politique souhaitée par ses membres.
La rédaction.


