DIGNITÉ : Benel Didier rejette les accusations d’arriérés de salaires et met en cause l’ancienne administration

Le directeur de la Compagnie de transport scolaire DIGNITÉ, Didier Benel, a apporté des précisions sur les mouvements de protestation organisés par d’anciens employés de l’institution, notamment à Petit-Goâve. Lors d’une conférence de presse tenue dans la commune de Delmas ce 13 octobre 2026, il a affirmé que les mises en disponibilité de ces employés remontaient à une administration antérieure à la sienne. Il a également dénoncé des pressions policières présumées exercées sur des chauffeurs de la compagnie au Cap-Haïtien.
Delmas, 13 octobre 2026.- Le directeur de la Compagnie de transport scolaire DIGNITÉ, Didier Benel, a défendu la gestion de l’institution face aux revendications d’anciens employés qui réclament notamment le paiement de sommes qu’ils estiment leur être dues.
Lors d’une conférence de presse organisée ce mardi à Delmas, le responsable a contesté les accusations mettant directement en cause son administration. Selon lui, les employés concernés avaient été placés en disponibilité sans solde sous une direction précédente.
Didier Benel a notamment évoqué une décision datée du 20 décembre 2021, prise sous l’administration de l’époque, qu’il associe à l’ancien responsable Pierre Richard. Il a présenté cette mesure comme un élément central pour comprendre la situation actuelle des protestataires.
Le directeur général affirme être à la tête de DIGNITÉ depuis moins de deux ans. Il estime, par conséquent, que les revendications portant sur plusieurs années d’arriérés doivent être examinées à la lumière des décisions prises avant son arrivée.

Au cours de son intervention, Didier Benel a contesté les chiffres avancés par certains anciens employés. Selon son récit, plusieurs protestataires évoqueraient des arriérés correspondant à 48, 50, voire 60 mois de salaires.
Le directeur a exprimé son étonnement face à ces montants, tout en soulignant qu’il n’occupait pas encore ses fonctions pendant la totalité des périodes concernées.
Il conteste ces demandes et soutient que les personnes concernées doivent notamment produire les documents administratifs attestant leur réintégration pour justifier leurs revendications liées à une éventuelle reprise de service.
Ce dernier a également présenté les efforts engagés pour remettre en état les véhicules de la compagnie et relancer les services dans plusieurs régions du pays.
Il affirme que l’institution dispose aujourd’hui de plus de 30 autobus au niveau central et que des véhicules ont été réparés ou acquis afin de renforcer les opérations dans les villes de province.
Le responsable a comparé la situation actuelle à celle qu’il dit avoir trouvée à son arrivée, évoquant notamment les difficultés de fonctionnement du parc automobile et les interventions nécessaires pour remettre certains autobus en service.
Selon lui, ces efforts visent à permettre à davantage d’écoliers de bénéficier du transport scolaire, notamment en dehors de la région métropolitaine.
Le directeur général a par ailleurs dénoncé des agissements qu’il attribue à certains policiers au Cap-Haïtien. Selon les informations rapportées lors de la conférence de presse, des agents interpelleraient des autobus de la compagnie, exerceraient des pressions sur les chauffeurs et les menaceraient avec des armes.
Des contraventions auraient également été utilisées pour compliquer le travail des conducteurs, selon les accusations rapportées.
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