PNH : l’IPCHR condamne des pratiques d’extorsion visant de jeunes aspirants policiers

La question de l’intégration au sein de la Police Nationale d’Haïti (PNH) continue de susciter des inquiétudes. Dans une note publique datée du 8 mai 2026, la Police International Chaplain Human Rights (IPCHR) affirme condamner avec fermeté les demandes de rançon et les pratiques d’extorsion visant des aspirants policiers dans le cadre du processus d’intégration à la PNH.
Le document, signé à Port-au-Prince, évoque des pratiques jugées contraires aux principes de justice, de dignité humaine et d’égalité des chances.

Dans cette note d’avis au public, l’IPCHR estime que toute demande illégale d’argent imposée à de jeunes aspirants constitue une atteinte grave aux droits des citoyens.
L’organisation affirme avoir été informée de pratiques liées à des frais ou des rançons réclamés à certains candidats souhaitant intégrer la Police Nationale d’Haïti. Une situation qui, selon elle, fragilise la crédibilité du processus de recrutement.
L’IPCHR rappelle également qu’il existe une différence entre la Police Chaplain Internationale et la Police Nationale.
Selon la note, dans plusieurs pays, l’intégration au sein du corps des Chapelains peut nécessiter certains frais administratifs destinés aux pièces, badges, uniformes ou équipements de service.
Cependant, l’organisation insiste sur le fait qu’en Haïti, il serait “inacceptable” que des citoyens soient forcés de payer des frais d’intégration ou des rançons pour accéder à une institution publique nationale comme la PNH.
Cette précision intervient dans une période marquée par de nombreuses discussions autour du recrutement et de l’intégration à la PNH.
Dans sa déclaration, l’IPCHR encourage les autorités compétentes à ouvrir des enquêtes sérieuses afin de protéger les droits des aspirants et garantir davantage de transparence dans les processus de recrutement.
Le document appelle implicitement les institutions concernées à faire la lumière sur les éventuelles pratiques d’extorsion dénoncées dans cette affaire.
Alors que la sécurité demeure l’un des plus grands défis du pays, toute controverse liée à l’intégration à la PNH risque d’alimenter davantage les interrogations de l’opinion publique sur le fonctionnement des institutions.


