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Insécurité

Haïti : le RHAJAC charge Fils-Aimé et exige une enquête sur ses liens présumés avec « Viv Ansanm »

Le Réseau haïtien des journalistes anticorruption (RHAJAC) met en cause le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé dans une note publiée le 8 octobre 2026. L’organisation dénonce les résultats de la politique sécuritaire du gouvernement, s’interroge sur les liens présumés du chef du gouvernement avec des membres de la coalition criminelle « Viv Ansanm » et réclame une enquête indépendante ainsi qu’un audit des dépenses consacrées à la sécurité.

Port-au-Prince, 8 octobre 2026.- Le Réseau haïtien des journalistes anticorruption (RHAJAC) hausse le ton contre le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Dans une note de dénonciation publiée le jeudi 8 octobre 2026, l’organisation critique l’absence de résultats qu’elle juge suffisants en matière de sécurité et d’organisation des élections. Elle soulève également des soupçons de connivence entre le chef du gouvernement et des membres de la coalition criminelle « Viv Ansanm », sans présenter dans le document d’éléments permettant d’établir ces accusations.

Le RHAJAC estime que, depuis l’arrivée d’Alix Didier Fils-Aimé à la Primature, le 11 novembre 2024, les opérations de lutte contre les gangs n’ont pas permis d’obtenir les résultats attendus, malgré les sommes importantes consacrées à la sécurité. L’organisation affirme qu’aucun chef de gang majeur n’a été arrêté ou tué au cours des opérations évoquées dans sa note.

Sur cette base, le réseau remet en question l’efficacité de la stratégie sécuritaire du gouvernement et demande que le Premier ministre rende compte des résultats obtenus ainsi que de l’utilisation des fonds publics.

L’organisation va plus loin en évoquant de possibles relations entre Alix Didier Fils-Aimé et des membres de la coalition criminelle « Viv Ansanm ». Elle affirme que ces relations remonteraient à des activités commerciales liées au commerce d’anguilles, antérieures à son arrivée au pouvoir.

Le RHAJAC exige l’ouverture d’une enquête indépendante afin de vérifier ces allégations.

Le réseau établit également un lien entre la persistance de l’insécurité et le retard dans l’organisation des élections. Selon son analyse, l’absence de conditions sécuritaires favorables empêche la tenue du scrutin et retarde l’arrivée d’autorités élues susceptibles de remplacer les responsables actuels.

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Pour le RHAJAC, cette situation soulève des interrogations sur la volonté réelle du gouvernement de rétablir l’ordre et de créer les conditions nécessaires au retour à la vie démocratique.

L’organisation évoque notamment les conditions de vie des habitants de Carrefour, de Croix-des-Bouquets, de Cité Soleil, de Village-de-Dieu et de Bas-Delmas, ainsi que celles des populations vivant dans d’autres territoires contrôlés par des groupes armés.

Selon la note, les citoyens de ces zones restent exposés aux violences et aux représailles. Le RHAJAC soutient également que cette emprise des gangs limite leur capacité à se mobiliser librement contre le pouvoir.

Au-delà des questions politiques, le RHAJAC demande un audit indépendant des sommes engagées dans les opérations de sécurité sous le gouvernement d’Alix Didier Fils-Aimé.

L’organisation réclame également un examen des contrats conclus depuis l’arrivée du Premier ministre à la Primature. Elle estime que la transparence sur les dépenses publiques est indispensable pour évaluer l’action gouvernementale et déterminer si les ressources mobilisées ont produit les résultats attendus.

Le RHAJAC appelle enfin le Conseil des ministres à envisager le remplacement d’Alix Didier Fils-Aimé. Il invoque le décret du 7 février 2026 et l’article 149 de la Constitution de 1987 amendée pour défendre une démarche qu’il présente comme nécessaire à la poursuite du processus électoral.

L’organisation souhaite qu’un autre membre du Conseil des ministres soit désigné pour assurer la continuité de l’action gouvernementale, avec un mandat limité et clairement défini, notamment en vue de l’organisation des élections.

Elle invite également les acteurs politiques à préparer, dans le respect du cadre légal, les conditions d’un éventuel changement à la tête du gouvernement.

Dans sa note, le RHAJAC appelle ainsi à une clarification des responsabilités en matière de sécurité, à un contrôle indépendant des dépenses publiques et à des avancées concrètes vers l’organisation des élections en Haïti.

Source : Réseau haïtien des journalistes anticorruption (RHAJAC), note de dénonciation datée du 8 octobre 2026.
Signataire : Djovany Michel, secrétariat général.

contact@realiteinfo.com

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