Haïti : le Groupe d’Initiative appelle à une désobéissance civile généralisée

Dans un communiqué, le Groupe d’Initiative appelle à une désobéissance civile généralisée face à la crise sécuritaire et politique en Haïti.
Port-au-Prince, le 25 avril 2026.- La crise haïtienne continue de franchir de nouveaux seuils de tension. Dans deux documents rendus publics, le Groupe d’Initiative pour une solution durable à la crise haïtienne (GI) appelle officiellement à une désobéissance civile généralisée, estimant que la situation sécuritaire, économique et institutionnelle du pays est devenue intenable.
Le mouvement affirme que la multiplication des massacres, l’expansion des groupes armés et la paralysie de l’État imposent une réaction nationale d’ampleur.
Dans son premier texte, le GI dresse un constat sévère de la réalité nationale. Le document évoque une progression inquiétante des territoires contrôlés par des gangs armés, notamment dans la capitale et plusieurs départements stratégiques.
Le groupe dénonce également les coûts imposés à la population pour circuler sur certains axes routiers, les difficultés économiques croissantes ainsi que l’absence de réponses jugées efficaces de la part des autorités en place.
Selon les signataires, ces éléments traduisent une dégradation profonde de l’autorité publique et un affaiblissement continu des institutions.
Dans un second document explicatif, le GI tente de définir les contours de la désobéissance civile. Le mouvement la présente comme un outil pacifique, organisé et citoyen visant à obtenir des changements politiques majeurs.
Le texte cite des références historiques internationales et insiste sur la nécessité d’un encadrement structuré afin d’éviter les débordements ou les récupérations partisanes.
Parmi les actions évoquées figurent des blocages symboliques, des journées de protestation, des campagnes de sensibilisation et diverses formes de pression citoyenne non violente.
Cette prise de position intervient alors que le pays reste confronté à une grave crise sécuritaire, à l’instabilité politique persistante et à une forte précarité sociale. L’appel du Groupe d’Initiative pourrait trouver un écho auprès de certains secteurs de la population, tout en suscitant des critiques chez ceux qui redoutent une aggravation du blocage national.


