Nouvelle gouvernance de transition en Haïti : un nouveau juge choisi pour conduire la magistrature suprême

Nouvelle gouvernance de transition en Haïti : un nouveau juge choisi pour conduire la magistrature suprême
Port-au-Prince, 6 février 2026.- Un tournant politique majeur vient d’être franchi dans le processus de sortie de crise en Haïti. La Commission de facilitation des Assises du Dialogue Inter-Haïtien a officiellement transmis, ce jeudi, l’ensemble des Actes issus des Assises au Conseil Présidentiel de Transition (CPT), consacrant ainsi la mise en place d’une Nouvelle Gouvernance de la Transition et la désignation de la juge Jocelyne Casimir comme Présidente de la République.

Dans une Note publique n°2, la Commission informe la classe politique, les secteurs organisés, la population haïtienne et la Communauté internationale qu’elle a respecté scrupuleusement les termes de la Résolution du 3 février 2026. Les documents transmis au CPT comprennent notamment le programme détaillé des trois jours des Assises, les listes de présence des participants, la feuille de route de la Nouvelle Gouvernance de la Transition, ladite Résolution, ainsi que le procès-verbal officiel des délibérations.
Ce procès-verbal atteste du choix consensuel porté sur la juge Jocelyne Casimir pour assurer la magistrature suprême dans le cadre de la transition. La Commission précise que le Président, le Vice-Président et le juge le plus ancien de la Cour de cassation ont, tour à tour, décliné l’offre, ouvrant ainsi la voie à cette désignation jugée conforme aux équilibres institutionnels recherchés.

Par ailleurs, les discussions relatives à la composition du Collège présidentiel ont abouti à la sélection de Charles Tardieu comme Grand Conseiller représentant la société civile et de Leslie Voltaire comme Grand Conseiller représentant le Conseil Présidentiel de Transition. Cette configuration vise à assurer une représentation élargie et un partage de responsabilités au sommet de l’État.
La Commission souligne que le choix d’un magistrat de la Cour de cassation pour jouer un rôle central au sein de la présidence collégiale renforce à la fois le symbolisme républicain et la conformité institutionnelle de cette solution dite « haïtienne ». Celle-ci bénéficie, selon la Note, d’un soutien majoritaire de la classe politique nationale ainsi que de la Communauté internationale.

Afin d’éviter tout vide institutionnel au sommet de l’État, la Commission de facilitation invite le Conseil Présidentiel de Transition à procéder sans délai à l’investiture de la nouvelle Présidente, au plus tard le 7 février 2026, date hautement symbolique de l’histoire constitutionnelle haïtienne.
Signée par Émile Brutus et Guy Laroche, cette communication marque une étape décisive dans la recomposition du pouvoir exécutif et ouvre la voie à une transition présentée comme plus inclusive, plus légitime et résolument tournée vers la restauration de l’ordre constitutionnel.

La rédaction.


