Haïti : une nouvelle coalition d’opposition dénonce le processus électoral et réclame le départ d’Alix Didier Fils-Aimé

La Coalition nationale d’opposition démocratique a officiellement fait son apparition ce vendredi 4 septembre 2026. Elle critique la gestion de l’affaire électorale, dénonce plusieurs dispositions du projet de décret électoral et réclame le départ du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé.
Port-au-Prince, 4 septembre 2026 .-Une nouvelle coalition entend désormais occuper l’espace de l’opposition en Haïti. La Coalition nationale d’opposition démocratique a présenté ses orientations lors d’une conférence de presse, en présence de plusieurs représentants de partis politiques et d’organisations de la société civile.
Les responsables de cette nouvelle structure dénoncent notamment plusieurs dispositions du projet de décret électoral. L’avocat Iswick Théophin estime que certaines exigences imposées aux candidats pourraient limiter la participation de citoyens au processus électoral.
Il critique notamment le nombre de documents exigés pour déposer une candidature, évoquant entre autres des pièces liées à la situation bancaire et à la santé des candidats. Selon lui, ces conditions risquent de pénaliser particulièrement les personnes issues des secteurs populaires.
La coalition demande ainsi une révision des dispositions qu’elle considère comme discriminatoires et appelle à la mise en place de conditions permettant une participation plus large aux prochaines élections.
La situation sécuritaire constitue également l’une des principales préoccupations exprimées par la nouvelle opposition.
Pour René Belcomb, les élections ne pourront être crédibles si les citoyens ne peuvent pas circuler librement et accéder aux centres de vote. Il cite notamment plusieurs axes routiers et zones du pays affectés par l’insécurité, dont les routes nationales 1, 2 et 3, l’Artibonite, le Centre ainsi que plusieurs quartiers de la région métropolitaine de Port-au-Prince.
La coalition appelle donc les autorités à créer les conditions sécuritaires nécessaires avant la tenue du scrutin.
Au-delà de ses critiques contre le processus électoral, la Coalition nationale d’opposition démocratique réclame le départ du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé.
Ses responsables estiment que le gouvernement n’a pas créé les conditions nécessaires pour garantir un processus électoral crédible, inclusif et accessible à tous.
La coalition appelle également à une révision de certaines dispositions concernant les candidats et le fonctionnement du processus électoral, tout en demandant davantage de garanties pour les partis politiques.
Pour René Belcomb, les élections restent néanmoins une opportunité pour permettre au pays de sortir de la crise, à condition que les acteurs concernés prennent les mesures nécessaires pour restaurer la confiance de la population.
Avec la création de cette nouvelle plateforme, plusieurs secteurs de l’opposition cherchent ainsi à se regrouper autour de revendications communes et à peser davantage sur les prochaines étapes de la vie politique haïtienne.


