Haïti : l’opposition progressiste accuse le CEP de servir l’exécutif et rejette le processus électoral

Dans un mémoire adressé au CEP, plusieurs partis de l’opposition progressiste dénoncent un processus électoral qu’ils jugent anticonstitutionnel et mettent en garde contre des élections « magouilles ».
Port-au-Prince, le 23 juillet 2026.– Plusieurs partis politiques réunis au sein de l’opposition progressiste ont pris leurs distances avec le processus électoral en cours. Dans un mémoire adressé au Conseil électoral provisoire (CEP), ils dénoncent ce qu’ils considèrent comme des dérives du pouvoir en place et de l’institution électorale.
Parmi les signataires figurent notamment Pitit Dessalines, Ayisyen pou Ayiti, PALMIS ainsi que d’autres formations politiques.
Dans leur document, ces partis estiment que le CEP est subordonné à l’exécutif, remettant en cause son indépendance. Ils critiquent également le décret organisant le processus électoral, qu’ils qualifient d’inconstitutionnel.
L’opposition progressiste dénonce en outre l’absence d’un calendrier électoral fiable, une situation qui, selon elle, traduirait la volonté du pouvoir de facto et du CEP de contourner la souveraineté populaire.
Les signataires affirment que leur participation à un éventuel processus électoral reste conditionnée à un retour à l’ordre constitutionnel, dans le respect de la Constitution.
Ils mettent également en garde les autorités contre l’organisation de ce qu’ils qualifient d’« élections magouilles », estimant qu’un scrutin ne répondant pas aux exigences de transparence et de légalité risquerait d’aggraver davantage la crise politique que traverse le pays.


