Face à la crise multidimensionnelle, le RFPH lance un appel patriotique à la mobilisation

Face à la crise multidimensionnelle, le RFPH lance un appel patriotique à la mobilisation
RÉALITÉ INFO|Delmas, 17 janvier 2026.- Le Rassemblement des Forces Progressistes d’Haïti (RFPH) a tenu, le samedi 17 janvier 2026, une activité politique dans la commune de Delmas. Cette rencontre visait à fixer la position officielle de l’organisation sur la crise nationale et à lancer un appel patriotique aux acteurs politiques, économiques et sociaux, à l’approche de la date symbolique du 7 février.

Dans un contexte marqué par l’insécurité, l’aggravation de la crise humanitaire et l’affaiblissement des institutions, le RFPH a voulu créer un espace de réflexion et de mobilisation afin de proposer une alternative nationale crédible.
Lors de son intervention, le Dr Renand Amstrong a précisé que cette activité ne visait pas à présenter une nouvelle organisation, mais à lancer un message fort à la nation.
« Ce n’est pas une activité de présentation, c’est un appel vibrant à l’unité nationale. Aujourd’hui, l’espace public haïtien est envahi par des forces qui détruisent le pays. Les patriotes, les progressistes et les démocrates doivent se lever ensemble », a-t-il déclaré.
Selon lui, la crise actuelle dépasse la seule question sécuritaire. Elle est également politique, institutionnelle et morale.
« Le peuple haïtien n’est pas le problème. Ce sont les femmes, les enfants, les paysans, les commerçants et les chauffeurs qui souffrent. Le vrai problème, ce sont les dirigeants qui ont abandonné leurs responsabilités », a-t-il ajouté.
Renand Amstrong a aussi dénoncé le manque de moyens accordés à la Police nationale, aux hôpitaux et aux écoles, estimant que les priorités des décideurs ne correspondent pas aux besoins réels de la population.
De son côté, Descenbeth Yvens a mis en garde contre le silence de la société face aux injustices et à la dégradation des conditions de vie.
« Le silence n’est pas une solution. Quand les citoyens se taisent, les abus continuent. Le respect ne se demande pas, il se mérite », a-t-il affirmé.
Il a appelé les Haïtiens à prendre conscience de leur rôle dans la construction de l’avenir du pays.
« Nous sommes les dirigeants de demain. Nous devons nous unir pour défendre Haïti, faire respecter notre peuple et restaurer la dignité nationale », a-t-il soutenu.
Pour sa part, Maître Lièz Édouard, a rappelé que la sortie de crise ne peut être portée par un seul acteur.
« La responsabilité repose sur les forces politiques, la société civile organisée, les universités et les professionnels. Personne ne peut se dérober », a-t-il souligné.
Il a critiqué les transitions successives, qu’il juge inefficaces.
« Sans une nouvelle approche politique, sans courage, sans sacrifices et sans une véritable lutte contre la corruption, il n’y aura pas de changement réel », a-t-il averti.
À travers cette activité du 17 janvier, le RFPH a voulu rassembler les forces vives de la nation autour d’un projet commun fondé sur la sécurité, la justice sociale, la souveraineté et le respect des institutions.
Dans un pays éprouvé par l’instabilité et l’incertitude, l’organisation estime que l’heure est à l’action collective et à la responsabilité nationale.
La rédaction.


