CNE : soupçons de disparition de fonds, Alfred Métellus dans le viseur des employés

Le dossier du Centre National des Équipements (CNE) refait surface avec de nouvelles accusations. Des employés dénoncent la disparition présumée de fonds destinés à leur indemnisation et exigent l’ouverture d’une enquête visant l’ex-ministre de l’Économie et des Finances, Alfred Métellus.
Selon plusieurs témoignages, le ministère de l’Économie et des Finances avait officiellement annoncé depuis le 13 novembre 2025, le paiement des salaires en retard ainsi que des indemnités dues aux employés du CNE.

Cependant, dans les faits, les bénéficiaires affirment n’avoir reçu que huit mois d’arriérés de salaire en 2025, sans aucune trace des indemnités promises.
Cette situation soulève une question centrale : où sont passés les fonds destinés aux indemnités du CNE ?
Face à cette impasse, les employés du CNE demandent explicitement au Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé, d’intervenir personnellement dans le dossier.
Selon leurs revendications, le chef du gouvernement est appelé à donner des instructions formelles à l’actuel ministre de l’Économie et des Finances M. Serge Gabriel COLLIN afin de procéder au paiement complet des arriérés de salaire et des indemnités.
Face à ces incohérences, les employés du CNE demandent formellement l’intervention de deux institutions clés : l’ULCC (Unité de Lutte Contre la Corruption) et l’UCREF (Unité Centrale de Renseignements Financiers).
Leur objectif est clair : faire la lumière sur la gestion des fonds publics alloués à ce dossier et déterminer les responsabilités éventuelles.
Cette affaire intervient dans le contexte du décret du 2 septembre 2024 ayant acté la dissolution du CNE, avec pour objectif de régulariser la situation des employés.
Mais aujourd’hui, le décalage entre les annonces officielles et la réalité des paiements alimente les soupçons de mauvaise gestion, voire de détournement de fonds.
Aucune communication officielle n’a encore été faite concernant le sort des indemnités non versées. Ce silence alimente les tensions et renforce les attentes autour d’une éventuelle intervention du Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé.
Ce silence renforce la frustration des anciens employés, qui dénoncent une situation opaque et réclament des explications urgentes.
Alors que les appels à l’enquête se multiplient, le dossier du CNE pourrait rapidement devenir un nouveau point de tension dans la gestion des finances publiques en Haïti.
Reste à savoir si les autorités compétentes répondront à ces accusations et si toute la lumière sera faite sur le sort des fonds disparus.


