Crise politique en Haïti : quatre structures appellent à une médiation autour du « plaidoyer » de la CEH

Crise politique en Haïti : quatre structures appellent à une médiation autour du « plaidoyer » de la CEH
Dans une note conjointe datée du 28 septembre 2026, quatre acteurs issus de formations et d’organisations socio-politiques appellent à une médiation entre les acteurs politiques et sociaux et le gouvernement en place. Ils souhaitent que la Conférence des Évêques d’Haïti (CEH) joue un rôle de facilitateur afin d’éviter une prolongation de la transition et de favoriser la tenue d’élections.
Port-au-Prince, 28 septembre 2026.- Quatre structures issues de l’espace politique et de la société civile haïtienne demandent à la Conférence des Évêques d’Haïti (CEH) d’agréer une démarche de médiation autour de la crise politique. Leur position est formulée dans une note conjointe publiée lundi, consacrée au « plaidoyer pour les bons offices » de la CEH.

Les signataires dénoncent notamment la persistance des actes de criminalité et de kidnapping ainsi que ce qu’ils présentent comme une inaction du gouvernement face à la dégradation de la situation sécuritaire. Ils déplorent également la fermeture de plusieurs routes nationales et de l’aéroport international de Port-au-Prince, qui, selon eux, entrave la circulation des personnes et des biens.
Les organisations signataires estiment que cette situation affecte lourdement les activités économiques, culturelles et sociales, particulièrement dans les communautés les plus vulnérables. Elles établissent également un lien entre la crise sécuritaire et les difficultés liées au processus électoral.
Face à ces difficultés, les signataires renouvellent leur appel à la Conférence des Évêques d’Haïti pour faciliter une démarche de médiation entre les acteurs politiques et sociaux et le gouvernement.
Selon la note, cette démarche devrait notamment contribuer à l’amélioration, à l’évaluation et au redressement de la gouvernance intérimaire. Les signataires disent vouloir éviter plusieurs scénarios qu’ils jugent susceptibles d’aggraver davantage la crise.
Ils citent notamment le risque d’« éclatements ou embrasements politiques », une prolongation de la transition actuelle ainsi que tout processus visant à prolonger la transition politique en cours.
Les quatre structures invitent par ailleurs d’autres forces politiques à se mobiliser autour de ce plaidoyer afin de parvenir à une mise en commun des acteurs favorables à un « départ ordonné du chef de gouvernement », selon les termes employés dans la note.
L’objectif affiché est de préserver les avancées considérées comme acquises dans le processus électoral et de rechercher une issue politique à la crise.
La note intervient alors que les signataires évoquent également la date du 13 décembre, présentée dans leur document comme la date prévue pour la tenue d’élections selon les promesses attribuées au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et à son gouvernement.
La note conjointe est signée par Monsieur Evens Ciril, pour l’Initiative 24 avril 2025 ; le professeur Jean Elysé Céliscar, pour la Nouvelle Alternative Populaire (NAP) ; Me Valery Dutreil Jacques, pour la Table Alternative et alliés ; et Monsieur Wilford Lucate, pour l’Inisyativ òganizasyon Baz ak Militay yo (INIBAZ).
Les signataires concluent leur démarche par un appel à « l’abnégation » et à « l’action patriotique » de l’ensemble des acteurs engagés dans la recherche d’une solution pacifique à la crise politique née, selon leur note, après l’assassinat du président Jovenel Moïse, le 7 juillet 2021.
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