Affrontements armés entre les groupes de Ti Lapli et d’Izo: des images captées par drone révèlent la mise à mort d’un membre d’un groupe adverse
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Affrontements armés entre les groupes de Ti Lapli et d’Izo: des images captées par drone révèlent la mise à mort d’un membre d’un groupe adverse
Des séquences aériennes diffusées samedi soir mettent en lumière l’extrême violence qui secoue actuellement Port-au-Prince. Un drone, survolant les zones de Village-de-Dieu et de Gran-Ravin, a enregistré une scène dans laquelle un homme identifié comme appartenant à un groupe armé est abattu par des rivaux, illustrant l’intensité meurtrière du conflit.
Les affrontements entre les groupes associés à Ti Lapli (Gran Ravi n) et Izo (Village de Dieu) ont démarré dès la soirée du samedi 22 novembre, selon plusieurs sources . Au plus fort des combats, certains combattants du gang de Village-de-Dieu auraient quitté leurs positions pour se regrouper dans les quartiers de Martissant 2A et 2B, accentuant la tension et le risque pour les populations environnantes.
Pourtant, ce dimanche matin, plusieurs témoignages indiquent un apaisement relatif, la situation semble s’être partiellement stabilisée. Des acteurs communautaires affirment que Ti Lapli et Izo auraient trouvé un terrain d’entente temporaire, mettant provisoirement fin aux échanges de tirs. Ce type d’accord n’est pas inédit : à plusieurs reprises, des combattants auraient tenté d’opposer les deux chefs afin de provoquer une rupture durable entre eux, sans succès jusqu’à présent.
Cet épisode s’inscrit dans un contexte humanitaire déjà alarmant : depuis plusieurs mois, l’insécurité généralisée liée à la violence des gangs a provoqué un flux massif de déplacements internes. À ce jour, près de 1,3 million de personnes ont été contraintes de quitter leur domicile, selon les données de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).
Alors que l’apaisement reste fragile, les déplacés continuent de vivre dans des conditions précaires, et la population redoute une nouvelle déflagration. Les autorités, elles, n’ont pas encore annoncé de plan clair pour restaurer la sécurité ou pour assurer la protection des civils dans ces zones sensibles.
La rédaction.


