À l’approche du 7 février, le RANFO propose un comité de médiation neutre pour éviter l’impasse

À l’approche du 7 février, le RANFO propose un comité de médiation neutre pour éviter l’impasse
À moins de trois semaines de l’échéance du mandat du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), prévue pour le 7 février, le Rassemblement National des Forces Organisées (RANFO) a tenu, le jeudi 15 janvier 2026, une conférence de presse à Pétion-Ville. Lors de cet événement, il a plaidé en faveur d’un dialogue politique inclusif, soutenu par une médiation impartiale. L’organisation a également exprimé son intention de solliciter plusieurs institutions clés dans le but de réunir les différents acteurs et de consolider les divers accords visant à sortir de la crise.
En réponse à l’accroissement des propositions politiques et à l’incertitude liée à la transition du pouvoir, le Rassemblement National des Forces Organisées (RANFO) a affirmé son intention d’agir en tant que facilitateur. Lors de sa conférence de presse tenue à Pétion-Ville, la plateforme s’est positionnée comme un espace d’accueil, de concertation et de dialogue rassemblant l’ensemble des acteurs politiques et sociaux, y compris les représentants du pouvoir en place.
Selon A. Rodon Bien-aimé, ancien député et membre du RANFO, la situation actuelle nécessite une réévaluation des méthodes en vigueur. Il soutient qu’il n’est plus pertinent d’ajouter un nouvel accord à une liste déjà bien fournie, mais qu’il est impératif de viser un consensus national reposant sur la concertation. Il considère qu’un dialogue inclusif, mené avec sagesse et responsabilité, représente la seule voie capable d’aboutir à une solution durable.
Dans cette optique, le RANFO informe qu’il procédera à l’envoi d’une communication officielle à diverses institutions de la République, dans le but de solliciter leur engagement en tant que médiateurs. Les institutions impliquées comprennent notamment la Cour de cassation, l’Office de Protection du Citoyen (OPC), le Haut État-Major des Forces armées d’Haïti, la Fédération des Barreaux d’Haïti, ainsi que les organisations religieuses regroupées au sein de Religions pour la Paix. Ces entités auront pour mission d’inviter l’ensemble des acteurs politiques, des organisations de la société civile et des signataires des divers accords en vigueur, afin de les inciter à se réunir et à harmoniser leurs propositions.
Selon Me Iswick Théophin, avocat et membre du RANFO, cette initiative repose sur des impératifs de crédibilité et d’impartialité. Il souligne que le RANFO, en tant qu’acteur impliqué dans la crise, ne saurait se substituer à un organe de médiation. « Il est impératif de disposer de médiateurs dépourvus de toute ambition politique, aptes à favoriser un dialogue impartial et efficace », a-t-il souligné, en rappelant que le pays se trouve confronté à une situation exceptionnelle caractérisée par l’insécurité, l’impunité et un affaiblissement de l’autorité de l’État. »
Canova Jean Baptiste a souligné l’importance d’initier un dialogue avant le 7 février. À son avis, ni les membres du Conseil présidentiel de la Transition (CPT) ni le gouvernement en place ne possèdent, à eux seuls, la légitimité requise pour mener un dialogue sans l’intervention d’une médiation. Il considère que le processus doit conduire à une solution politique consensuelle, que le RANFO envisage sous la forme d’un exécutif bicéphale, sans préjuger de l’origine ni de l’identité des dirigeants qui seront chargés de le composer.
La mission fondamentale de ce futur exécutif, selon les responsables du RANFO, consisterait à rétablir l’autorité de l’État, à renforcer la sécurité, à organiser des élections et à répondre aux besoins essentiels de la population, dans un contexte social caractérisé par la précarité et l’insécurité alimentaire.
À l’approche du 7 février, le RANFO appelle à une responsabilité collective et encourage les acteurs politiques, les institutions ainsi que la société civile à s’impliquer dans un dialogue inclusif et structuré. Selon la plateforme, cette démarche est essentielle pour prévenir une nouvelle impasse institutionnelle et favoriser une transition sereine.
La rédaction.


