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Politique

Transition en Haïti : la lutte contre les gangs au cœur des critiques contre le gouvernement

La transition en Haïti continue de susciter de nombreuses interrogations alors que l’insécurité demeure l’un des principaux défis du pays. Dans un éditorial, le journaliste anti-corruption Djovany Michel estime que les difficultés rencontrées dans la lutte contre les groupes armés ont contribué à prolonger la crise politique et à maintenir le gouvernement dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé.

Selon l’auteur de l’éditorial, depuis la fin du Conseil présidentiel de transition (CPT) le 7 février 2026, le Premier ministre exerce seul le pouvoir exécutif tandis que les élections restent reportées en raison de la situation sécuritaire.

Il soutient que, malgré les engagements des autorités et le déploiement de plusieurs dispositifs nationaux et internationaux, les groupes armés continuent d’étendre leur influence dans plusieurs régions du pays. Les enlèvements, les déplacements forcés de population et les attaques contre les civils alimentent un climat d’insécurité persistant.

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L’éditorial revient sur plusieurs initiatives destinées à combattre les gangs, notamment la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MSS), le soutien international à la Police nationale d’Haïti ainsi que la Force de répression des gangs (FRG), autorisée pour remplacer la MSS.

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Selon Djovany Michel, ces dispositifs n’ont pas produit les résultats attendus contre les principaux chefs de gangs. Il évoque également le contrat signé avec la société de sécurité privée Vectus Global, estimant que les investissements consentis ne se sont pas traduits par une amélioration significative de la sécurité.

L’auteur avance que la transition en Haïti aurait bénéficié politiquement du maintien de l’insécurité, une analyse qui relève de son opinion. Il estime que le délai de 120 jours prévu après la fin du CPT aurait expiré le 7 juin 2026 et soutient que la poursuite de l’exercice du pouvoir par le gouvernement soulève des interrogations sur le plan institutionnel.

Ces analyses ne font toutefois pas l’objet d’un consensus et peuvent être contestées par les autorités concernées ou d’autres spécialistes du droit constitutionnel.

L’éditorial souligne que la population continue de subir les conséquences de la crise : écoles perturbées, activités économiques affectées, fonctionnement difficile de plusieurs hôpitaux et déplacements massifs de familles.

Pour l’auteur, Haïti a besoin d’institutions légitimes, d’une stratégie sécuritaire plus efficace et d’un calendrier électoral crédible afin de restaurer l’autorité de l’État.

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