Carnage à Jean-Denis : plus de 85 morts, le gang Gran Grif incendie et exécute des civils en pleine terreur dans l’Artibonite

Jean-Denis, Artibonite . – 29 mars 2026.
Un nouveau bain de sang vient d’endeuiller la vallée de l’Artibonite. Tôt ce dimanche matin, des hommes lourdement armés appartenant au redouté gang « Gran Grif » ont perpétré une attaque d’une violence extrême dans la localité de Jean-Denis, faisant plusieurs dizaines de victimes parmi la population civile.
Selon des informations rapportées par le journal local Mario Charles, le bilan humain est particulièrement lourd, tandis que les pertes matérielles sont considérables. Des corps sans vie jonchent les rues, témoignant de l’ampleur du carnage. Des habitants, pris de panique, ont fui en masse pour échapper à la furie des assaillants.
Les témoignages recueillis sur place décrivent une scène d’horreur. Les assaillants auraient ouvert le feu sans distinction, visant des familles entières. En parallèle, plusieurs habitations ont été incendiées, réduisant en cendres les biens de dizaines de familles déjà vulnérables.
Cette attaque s’inscrit dans une escalade de violence qui secoue la région depuis plusieurs mois. La localité de Jean-Denis, autrefois relativement paisible, est désormais plongée dans un climat de terreur permanente.
Le gang « Gran Grif » consolide progressivement son emprise sur la vallée de l’Artibonite. Malgré les récents changements opérés au sein de la juridiction policière de Saint-Marc ainsi qu’à la direction départementale de la Police nationale d’Haïti (PNH), les autorités peinent à contenir l’expansion de cette organisation criminelle.
L’incapacité des forces de l’ordre à freiner cette progression alimente un sentiment d’abandon au sein des populations locales, qui se retrouvent livrées à elles-mêmes face à des groupes armés de plus en plus puissants et organisés.
Ce nouveau massacre relance le débat sur l’urgence d’une réponse sécuritaire forte et coordonnée. La situation dans l’Artibonite, grenier agricole du pays, menace non seulement la sécurité des citoyens, mais aussi la stabilité économique de toute la région.
Face à cette tragédie, les appels à une intervention rapide et efficace se multiplient. Sans une action immédiate, la spirale de violence risque de s’aggraver davantage, plongeant encore plus profondément la population dans la peur et la désolation.
La vallée de l’Artibonite retient aujourd’hui son souffle, meurtrie et abandonnée, tandis que le spectre de nouvelles attaques plane toujours.
Rédaction : RÉALITÉ INFO
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