Moscou durcit le ton : un diplomate britannique chassé pour soupçons d’espionnage

Moscou durcit le ton : un diplomate britannique chassé pour soupçons d’espionnage
La Russie a annoncé jeudi l’expulsion d’un diplomate britannique, accusé d’appartenir aux services de renseignement du Royaume-Uni, dans un contexte de tensions diplomatiques persistantes entre Moscou et les Occidentaux sur fond de guerre en Ukraine. Selon Le Figaro, cette décision marque un nouvel épisode dans l’escalade entre la Russie et le Royaume-Uni.
La chargée d’affaires britannique à Moscou, Danae Dholakia, est convoquée ce jeudi matin au ministère russe des Affaires étrangères afin d’être informée du « retrait de l’accréditation » d’un diplomate de l’ambassade britannique. La diplomatie russe affirme avoir reçu des « informations » établissant son appartenance aux services secrets britanniques.
Le diplomate concerné dispose d’un délai de deux semaines pour quitter le territoire russe. Selon Le Figaro, citant les services russes de sécurité (FSB), il s’agirait de Gareth Samuel Davies, présenté comme ayant été « envoyé en Russie sous couvert du poste de deuxième secrétaire de l’ambassade britannique ».
Dans son communiqué, Moscou a averti qu’elle « ne tolérerait pas sur le territoire russe de membres des services secrets britanniques non déclarés ». Les autorités russes se disent par ailleurs prêtes à une « riposte symétrique décisive » si Londres devait, selon elles, choisir la voie de l’escalade.
La convocation de Danae Dholakia a attiré l’attention des médias russes. Une vingtaine de journalistes se sont rassemblés dans la matinée devant le ministère des Affaires étrangères, d’après une vidéo diffusée par la diplomatie russe. La chargée d’affaires y serait restée une quinzaine de minutes avant de quitter les lieux, rapportent les agences de presse.
Cette nouvelle mesure d’expulsion illustre, selon Le Figaro, la détérioration continue des relations diplomatiques entre Moscou et les capitales occidentales depuis le déclenchement du conflit en Ukraine.
La rédaction.


