Me Caleb Jean-Baptiste réclame l’arrestation des conseillers présidentiels et soutient le maintien du Premier ministre

Port-au-Prince, vendredi 6 février 2026.- Lors d’une conférence de presse tenue ce vendredi 6 février 2026, Me Caleb Jean-Baptiste, avocat et figure de l’opposition constructive, a formulé une double exigence politique et juridique : l’arrestation des conseillers présidentiels après le 7 février, date d’expiration de leur mandat, et le maintien du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé pour assurer la continuité de l’État et conduire le pays vers des élections constitutionnelles.
Me Jean-Baptiste a été catégorique : à compter du 7 février 2026, les conseillers présidentiels qui continueraient à exercer leurs fonctions se rendraient coupables d’usurpation de titre et de pouvoir. Il a demandé aux autorités judiciaires compétentes de prendre toutes les mesures légales nécessaires, notamment des mandats d’arrêt, des interdictions de départ du territoire et des convocations judiciaires, afin que les intéressés répondent de leurs actes devant la justice.
Contrairement aux accusations de partisanerie portées contre lui, Me Caleb Jean-Baptiste a tenu à préciser sa position : il plaide pour le maintien du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, non par soutien politique, mais par exigence de stabilité institutionnelle.
Il estime que le chef du gouvernement doit présider le Conseil des ministres, assumer pleinement ses responsabilités constitutionnelles et garantir le fonctionnement régulier de l’Exécutif jusqu’à l’organisation d’élections crédibles.
Pour Me Jean-Baptiste, la mission centrale du Premier ministre est claire : rétablir la sécurité, créer les conditions minimales de stabilité et organiser des élections libres, honnêtes et démocratiques, seules capables de déboucher sur l’élection d’un président légitime et constitutionnel.
Il a insisté sur le fait qu’aucune solution durable ne peut émerger sans un retour au suffrage populaire et au strict respect de la Constitution de 1987 amendée.
Au cours de sa déclaration, Me Jean-Baptiste a également évoqué de graves soupçons de corruption, de financement de gangs armés et de complot contre la sûreté intérieure de l’État, impliquant certaines personnalités politiques. Il a exhorté la justice à rompre avec l’impunité et à traiter ces dossiers avec la rigueur requise.
Coordonnateur national du Bloc des avocats engagés,Regroupant plus de cent quatre-vingts avocats issus des dix-huit juridictions du pays, Me Jean-Baptiste a réaffirmé son attachement à un dialogue national inclusif, à condition qu’il se déroule dans le respect strict de la légalité constitutionnelle.
Selon lui, la transition politique ne peut se faire ni dans le désordre ni en dehors du droit.
En conclusion, Me Caleb Jean-Baptiste a adressé un message clair aux dirigeants du pays : après le 7 février, la légitimité ne se négocie pas. Tandis que les conseillers présidentiels devront répondre de leurs actes devant la justice, le Premier ministre est appelé à assumer pleinement son rôle historique pour conduire Haïti vers un pouvoir élu, légitime et constitutionnel.
La rédaction.


