Hausse du carburant en Haïti : la décision du gouvernement d’Alix Didier Fils-Aimé déclenche une colère explosive à Belladère

La hausse des prix des carburants en Haïti suscite de vives réactions. À Belladère, l’Organisation des Commerçants Haïtiens sur la Frontière Haïtiano-Dominicaine (OCOFHAD) dénonce une décision jugée arbitraire du gouvernement dirigé par Alix Didier Fils-Aimé. Cette augmentation intervient dans un contexte socio-économique déjà fragile.
Selon Franck Joly, secrétaire général de l’organisation, la hausse des prix des carburants en Haïti impacte directement les activités commerciales locales. Il affirme que le prix de l’essence a significativement augmenté sur le marché, aggravant les difficultés des commerçants et des consommateurs.
Il qualifie cette mesure de décision unilatérale, estimant qu’elle ne tient pas compte de la réalité économique du pays.
Dans une déclaration ferme, Franck Joly accuse les autorités de négliger les besoins de la population. Il appelle à mettre fin aux décisions qu’il juge contraires aux intérêts de la majorité.
Il exhorte également les organisations sociales et les forces vives à se mobiliser contre la hausse des prix des carburants en Haïti, dénonçant une pression supplémentaire sur une population déjà vulnérable.
Cette situation s’inscrit dans un contexte marqué par l’insécurité et la faiblesse du contrôle étatique. Dans des zones comme Belladère, Savanette ou Baptiste, la vente informelle de carburant se développe.
Des vendeurs ambulants écoulent de l’essence à proximité d’institutions publiques, d’églises et d’écoles, illustrant un marché parallèle en pleine expansion. Cette réalité soulève des questions sur la régulation du secteur et l’efficacité des autorités compétentes.
Face à la hausse des prix des carburants en Haïti, des voix s’élèvent pour interroger le rôle des institutions : autorités locales, police, justice et ministère du Commerce.
La multiplication des circuits informels de distribution renforce les inquiétudes quant à la capacité de l’État à encadrer le marché et à protéger les citoyens.
Alors que la hausse des prix des carburants en Haïti continue de provoquer tensions et incompréhensions, la question de la gouvernance économique reste centrale. Entre contestation sociale et désorganisation du marché, l’évolution de la situation dépendra des réponses apportées par les autorités dans les prochains jours.

