Haïti : le RHAJAC tire la sonnette d’alarme et exige le départ des membres du CPT au 7 février 2026

Haïti : le RHAJAC tire la sonnette d’alarme et exige le départ des membres du CPT au 7 février 2026
Port-au-Prince, 8 janvier 2025.- Le Réseau haïtien des journalistes anti-corruption (RHAJAC) exprime une vive inquiétude face aux manœuvres de certains conseillers-présidents impliqués ou cités dans des dossiers de corruption, qui chercheraient à se maintenir au pouvoir après l’échéance constitutionnelle du 7 février 2026, date marquant la fin de l’Accord du 3 avril.
Dans une note de presse publiée ce mercredi, l’organisation dénonce une tentative de confiscation du pouvoir et une trahison manifeste de l’esprit de la transition politique en cours.
Depuis l’installation du Conseil présidentiel de transition (CPT), le RHAJAC estime que cette structure s’est révélée incapable de remplir ses engagements fondamentaux envers la nation haïtienne, notamment le rétablissement de la sécurité et l’organisation d’élections crédibles.
« Le CPT n’a pas su restaurer la sécurité ni créer les conditions nécessaires à des élections libres, inclusives et crédibles », souligne le réseau, évoquant une violation flagrante des promesses faites à la population.
À l’approche du 7 février 2026, le RHAJAC s’oppose fermement à toute tentative de réduction du CPT ou à la mise en place d’une nouvelle transition, surtout si celle-ci implique les mêmes conseillers-présidents.
Pour l’organisation, une telle démarche constituerait une confiscation du pouvoir et une rupture avec la volonté populaire clairement exprimée lors de l’Accord du 3 avril.
Le RHAJAC rappelle qu’à la fin de l’Accord du 3 avril, tous les membres du CPT doivent impérativement quitter le pouvoir, conformément aux attentes de la population haïtienne.
L’organisation exige :
Le rétablissement immédiat de la sécurité
L’organisation d’élections libres, inclusives et crédibles
Le retour effectif à l’État de droit avec des autorités légitimes
« Il n’y a aucune place pour une nouvelle transition ni pour une transition éternelle », martèle le réseau.
La note de presse est signée par Djovany Michel, secrétaire général du RHAJAC, qui appelle les autorités nationales et les acteurs politiques à respecter strictement les termes de l’Accord du 3 avril et à se conformer à la volonté populaire.
La rédaction.


