Haïti : Ce que la Primature exige désormais de toutes les institutions publiques avant les élections

Haïti : Ce que la Primature exige désormais de toutes les institutions publiques avant les élections
Port-au-Prince, 3 août 2026 .- Le gouvernement passe à la vitesse supérieure dans les préparatifs des prochaines élections. Par la circulaire n°018, signée le 31 juillet par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, la Primature ordonne à l’ensemble des institutions de l’administration publique de prendre sans délai les dispositions nécessaires afin de garantir l’application du décret électoral et le respect du calendrier fixé par le Conseil électoral provisoire (CEP).
Cette circulaire, adressée aux responsables des institutions de l’administration publique nationale, précise les responsabilités qui leur incombent dans la mise en œuvre du décret électoral du 2 juin 2026, modifié le 2 juillet 2026.
Parmi les principales directives, le gouvernement demande aux institutions de collaborer pleinement avec le CEP et de répondre avec diligence à toutes ses requêtes. Elles sont également tenues d’assurer la délivrance, dans les délais prévus, des certificats, attestations, extraits, quittances et autres documents administratifs exigés des candidats.
Le texte insiste aussi sur la nécessité d’uniformiser les procédures de délivrance de ces documents sur l’ensemble du territoire national, dans le respect des principes de légalité, d’égalité de traitement, de neutralité, de transparence et d’impartialité.
La Primature exige par ailleurs la création de structures ad hoc et la désignation de points focaux dans chaque institution afin de faciliter les échanges avec le CEP et d’assurer un suivi continu des opérations liées au processus électoral.
La circulaire rappelle également aux responsables publics leur obligation de veiller à la neutralité des agents de l’État. Ceux-ci ne devront participer à aucune activité de sensibilisation en faveur ou contre les changements proposés dans la Constitution.
Autre mesure importante : les ressources de l’État — matériels, véhicules, biens et autres moyens publics — ne pourront être utilisées au profit d’un candidat, d’un parti politique ou d’un regroupement politique. Le document prévient que toute violation de cette interdiction pourra entraîner une révocation dans l’administration publique, sans préjudice des sanctions pénales et des amendes prévues par le décret électoral.
Enfin, chaque institution devra transmettre à la Primature un rapport mensuel détaillant les mesures prises pour appliquer les dispositions de la circulaire.


