Haïti : au moins 7 élèves enlevés depuis la rentrée scolaire, alerte la Table Alternative

Au moins 7 élèves ont été enlevés depuis la rentrée scolaire en Haïti, selon la Table Alternative, qui réclame des mesures urgentes de sécurité.
Au moins sept élèves auraient été enlevés depuis la réouverture des classes, le 7 septembre 2026, selon un bilan communiqué par la Table Alternative et Alliés. L’organisation appelle les autorités à renforcer rapidement la sécurité sur les trajets scolaires et à établir un bilan officiel des cas recensés.
Port-au-Prince, 19 septembre 2026 .-
La rentrée scolaire tourne déjà à l’inquiétude pour de nombreuses familles en Haïti. Depuis la reprise des classes, le 7 septembre 2026, au moins sept élèves ont été victimes d’enlèvement, selon les informations publiques recensées par la Table Alternative et Alliés.
Dans une note datée du 18 septembre, l’organisation dit exprimer sa « profonde indignation » et sa « vive préoccupation » face à cette situation qui, selon elle, expose directement les enfants aux risques liés à l’insécurité.
Le premier cas mentionné remonte au 9 septembre. Deux élèves auraient été enlevées à Delmas 75 alors qu’elles se rendaient à l’école. Leur chauffeur aurait également été enlevé.
Un autre cas a été signalé le 18 septembre à l’avenue Lamartinière, dans le secteur de Bois-Verna, à Port-au-Prince. Au moins cinq élèves auraient été enlevés à cet endroit, dont trois membres d’une même famille, selon la Table Alternative et Alliés.
L’organisation précise toutefois que ce chiffre de sept élèves représente un minimum documenté et ne constitue pas un recensement national définitif. D’autres cas pourraient ne pas avoir été signalés publiquement ou officiellement recensés.
Pour la Table Alternative et Alliés, l’insécurité ne menace pas uniquement les établissements scolaires. Les trajets entre le domicile et l’école constituent également un point de vulnérabilité majeur pour les élèves.
L’organisation estime que les enfants doivent pouvoir se rendre à l’école sans être exposés aux risques d’enlèvement et que les familles ne devraient pas avoir à choisir entre la scolarisation de leurs enfants et leur sécurité.
Elle réclame notamment le renforcement immédiat de la sécurité sur les axes scolaires, particulièrement aux heures d’entrée et de sortie des classes.
La Table Alternative et Alliés demande également la mise en place de corridors scolaires sécurisés dans les zones considérées comme à risque.
Elle appelle les autorités compétentes à mener des enquêtes rapides sur les enlèvements signalés et à publier un bilan officiel et régulièrement actualisé des élèves victimes depuis la rentrée scolaire.
L’organisation souhaite par ailleurs une meilleure coordination entre le gouvernement, la Police nationale d’Haïti (PNH), le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) et les établissements scolaires.
Un accompagnement psychologique et social des enfants victimes ainsi que de leurs familles est également réclamé.
La Table Alternative et Alliés rappelle que l’accès à l’éducation reste étroitement lié à la sécurité des élèves et de leurs familles.
L’organisation appelle ainsi les autorités à prendre des mesures immédiates afin de sécuriser les déplacements scolaires et de réduire les risques auxquels les enfants sont exposés.
Dans sa note, signée par son coordonnateur national, Me Valéry Dutreil Jacques, elle affirme que la protection de l’enfant constitue une responsabilité nationale et appelle à préserver l’école comme un espace d’apprentissage, de sécurité et d’espoir.


