Élections en Haïti : le gouvernement mobilise l’administration publique pour appliquer le décret électoral et soutenir le CEP

Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a réuni les institutions de l’État, le CEP et les forces de sécurité afin de coordonner la mise en œuvre du décret électoral du 2 juin 2026.
Port-au-Prince, 25 juillet 2026 .- Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a présidé, ce samedi au Palais national, une réunion stratégique consacrée à la mise en œuvre du décret électoral du 2 juin 2026, présenté par le gouvernement comme le cadre juridique des prochaines élections nationales.

Selon un communiqué officiel, cette rencontre a réuni les membres du gouvernement, les principaux responsables de l’administration publique, le président du Conseil électoral provisoire (CEP), Jacques Desrosiers, des représentants des forces de sécurité ainsi que des partenaires internationaux impliqués dans l’accompagnement du processus démocratique.
Le gouvernement indique que cette mobilisation vise à coordonner l’action des institutions de l’État afin d’appuyer le CEP dans l’organisation des prochaines élections et de créer les conditions nécessaires à un scrutin « libre, crédible et transparent ».
Au cours de la réunion, le président du CEP, Jacques Desrosiers, a salué l’initiative du chef du gouvernement, estimant que la réussite du processus électoral dépend d’une responsabilité partagée entre le CEP, les institutions publiques, les acteurs nationaux et les partenaires internationaux.

Prenant la parole, Alix Didier Fils-Aimé a réaffirmé que son gouvernement poursuit deux priorités : le rétablissement durable de la sécurité et l’organisation d’élections crédibles.
« Le Décret électoral est promulgué. Les ressources de l’État sont mobilisées. Sans sécurité, il ne peut y avoir de démocratie effective. Sans élections crédibles, il ne peut y avoir de légitimité durable », a déclaré le Premier ministre.

Il a également affirmé la volonté de l’exécutif de renforcer les capacités opérationnelles des forces de sécurité, de restaurer l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire et de garantir les conditions permettant la tenue des élections conformément au calendrier prévu par le décret électoral.
Le communiqué souligne enfin que cette mobilisation institutionnelle vise à soutenir le Conseil électoral provisoire dans l’exercice de ses responsabilités, renforcer la confiance des citoyens et contribuer à la stabilité démocratique du pays.


