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Politique

Haïti – crise politique : une coalition dénonce un coup d’État déguisé et réclame un exécutif bicéphale

À Pétion-Ville, plusieurs organisations politiques, de la société civile et de la diaspora ont dénoncé publiquement la gestion du pouvoir par l’ancien Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, qualifiée d’illégale et anticonstitutionnelle. Lors d’une conférence de presse, des figures comme Dieupuy Chérubin, Delson Cius et Jonas Coffy ont multiplié les déclarations appelant à un nouvel accord politique et à la mise en place d’un exécutif bicéphale pour sortir de la crise en Haïti.

Réunis à Pétion-Ville ce 19 mars 2026, des acteurs politiques signataires de la déclaration conjointe du 2 mars ont convié les médias à couvrir un événement qu’ils qualifient de “d’importance majeure”.

L’objectif affiché est double :

Réaffirmer le principe de la bicéphalie du pouvoir exécutif

Dénoncer “l’illégalité” du gouvernement dirigé par Alix Didier Fils-Aimé

L’ex-sénateur Dieupuy Chérubin a procédé à la lecture officielle de la déclaration, livrant une charge virulente contre le pouvoir en place.

Selon lui, depuis le 7 février 2026 :

“Le pays est engagé dans une trajectoire grave […] ce n’est pas seulement une crise politique, mais un projet anti-national.”

Il qualifie explicitement la situation de :

“coup d’État déguisé”

“tentative de confiscation du pouvoir”

Dans sa déclaration, il affirme que :

Alix Didier Fils-Aimé est un Premier ministre démissionnaire

Il ne dispose d’aucune base légale, légitimité ni autorité morale pour gouverner

Les actes posés depuis le 7 février sont nuls et sans effet

Il pointe également :

L’augmentation de l’insécurité qualifiée de “programmée”

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Le psychologue Delson Cius a renforcé les critiques en adoptant une approche juridique et institutionnelle.

Selon lui :

Le mandat de Fils-Aimé a pris fin le 7 février 2026

Il avait déjà été révoqué le 21 janvier 2026

“Monsieur Fils-Aimé n’a ni titre, ni qualité, ni autorité pour engager l’État.”

Il accuse le Premier ministre de :

Se baser à tort sur les articles 148 et 149 (vacance présidentielle)

Invoquer abusivement des dispositions liées au CPT

Pour Delson Cius, il ne s’agit pas d’un empêchement provisoire mais d’une fin de mandat claire, rendant toute action illégitime.

Jonas Coffy, représentant du Consensus Politique, a insisté sur la nécessité d’un dialogue national.

Il appelle à :

Un dialogue inclusif entre toutes les forces vives

Un accord politique global conforme à la Constitution de 1987 amendée

Parmi les propositions :

Mise en place d’un exécutif bicéphale

Nomination d’un président et d’un Premier ministre de consensus

Création de conditions sécuritaires avant toute élection

Les intervenants ont annoncé leur intention de :

Demander l’annulation de tous les actes posés par le gouvernement actuel

Révoquer les contrats jugés illégaux

Engager un nouveau processus politique menant à des élections crédibles

Les intervenants s’accordent sur un point : Des élections ne peuvent être organisées sans un accord politique inclusif et un gouvernement légitime

Ils avertissent que :

Des élections dans les conditions actuelles favoriseraient les groupes armés

Le processus électoral pourrait être détourné

Rédaction : RÉALITÉ INFO
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