Nord : la gestion du délégué Marc Présumé vivement contestée à Cap-Haïtien

Nord : la gestion du délégué Marc Présumé vivement contestée à Cap-Haïtien
Le 9 janvier 2026.- La conduite administrative du délégué départemental du Nord, Marc Présumé, suscite une vague de critiques croissantes à Cap-Haïtien. Plusieurs acteurs économiques, fonctionnaires et habitants dénoncent ce qu’ils considèrent comme une gouvernance marquée par la pression, l’arbitraire et l’instrumentalisation de l’autorité publique.
Selon des informations recueillies auprès de sources proches de la délégation, certains dossiers sensibles feraient l’objet d’un traitement jugé partial. Des employés affirment subir des interventions directes de la hiérarchie dans des affaires administratives, ce qui alimente un climat de malaise au sein de l’institution. « La gestion interne manque de transparence et fragilise la confiance entre les agents », confie un fonctionnaire sous couvert d’anonymat.
Dans le secteur commercial, les inquiétudes sont tout aussi vives. Des entrepreneurs de la cité Christophienne évoquent des restrictions soudaines imposées à leurs activités, parfois sans notification formelle. Ces décisions, perçues comme des moyens de pression, seraient ensuite suivies de négociations discrètes visant à obtenir des concessions ou des soutiens.
« Les règles changent sans préavis. On a l’impression que l’autorité est utilisée comme un levier politique plutôt que comme un outil de régulation », explique un commerçant du centre-ville.
Par ailleurs, certaines déclarations attribuées au délégué concernant d’éventuelles démolitions dans les zones montagneuses ont provoqué une vive réaction sur les réseaux sociaux. Bien que ces annonces soient jugées techniquement irréalisables, elles contribuent à installer un climat d’incertitude et de crainte parmi les riverains concernés.
Plusieurs observateurs estiment que ces prises de position médiatisées répondent à une stratégie de visibilité politique. Le recours fréquent aux plateformes numériques pour commenter l’actualité locale et attribuer certaines tensions au pouvoir central alimente les spéculations sur d’éventuelles ambitions électorales.
Face à cette situation, la société civile appelle à un retour à une gouvernance plus inclusive et respectueuse des procédures. Associations, citoyens et opérateurs économiques réclament un dialogue structuré afin de préserver la stabilité sociale et économique de Cap-Haïtien.
Pour beaucoup, l’enjeu dépasse les querelles administratives : il s’agit de garantir une gestion publique responsable, fondée sur la concertation, la légalité et la protection de l’intérêt général.
La rédaction.


