Pierre Espérance confirme : Michel Martelly contraint de quitter les États-Unis pour trafic de drogue et blanchiment d’argent

Dans une décision aux conséquences politiques et diplomatiques majeures, l’ancien chef de l’État Michel Joseph Martelly se voit contraint de quitter les États-Unis sous la pression de sanctions liées à des accusations graves de trafic de drogue et de blanchiment de capitaux.
L’ancien président Michel Joseph Martelly doit quitter le territoire des États-Unis avant le 19 février 2026, a confirmé Pierre Espérance, directeur exécutif du Réseau National de Défense des Droits Humains (Rnddh), au journal Rezo Nòdwès. Cette échéance marque un tournant majeur dans une affaire qui secoue la classe politique et la diplomatie haïtienne.
Les sanctions américaines, prononcées par le Département du Trésor en 2024, accusent Martelly d’avoir facilité des réseaux de trafic de stupéfiants, compromettant ainsi l’intégrité des institutions haïtiennes et la sécurité régionale. Ces allégations, officialisées dans le cadre de la lutte contre le narcotrafic international, ont isolé l’ancien président sur la scène internationale.
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En 2025, un rapport de l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) a révélé des irrégularités significatives dans les déclarations de patrimoine de Michel Martelly, ravivant les interrogations sur l’origine de ses avoirs et renforçant les accusations portées contre lui. Cette publication a relancé le débat public en Haïti sur la transparence et l’éthique dans la vie politique, déjà fragilisée par des décennies de crise institutionnelle.
La combinaison des sanctions étrangères et des conclusions de l’ULCC met désormais Martelly sous une pression sans précédent. Son départ imminent des États-Unis clôt un chapitre tumultueux de sa carrière politique et pose de nouvelles questions sur l’avenir de la gouvernance en Haïti.
Les répercussions de cette affaire dépassent le seul cadre judiciaire. Elles ravivent les attentes de la société civile haïtienne en matière de justice et de responsabilité des élites, tout en testant la capacité des institutions à faire face à des défis majeurs en matière de transparence et de lutte contre la corruption.
Alors que la date butoir du 19 février approche, l’attention reste fixe sur les développements de cette affaire qui, déjà, a profondément marqué le paysage politique haïtien.
La rédaction.


