Les forces de l’ordre déploient des drones explosifs dans les quartiers contrôlés par les gangs : Bel-Air, La Saline et Delmas sous pression sécuritaire
Les forces de l’ordre déploient des drones explosifs dans les quartiers contrôlés par les gangs : Bel-Air, La Saline et Delmas sous pression sécuritaire
Depuis la semaine dernière, la Police nationale, appuyée par la Force de répression des gangs et des mercenaires, mène des opérations d’envergure dans plusieurs quartiers sensibles de la capitale. Bel-Air, Delmas 2, la rue Saint-Martin et La Saline sont au cœur de ces interventions musclées qui auraient déjà coûté la vie à plusieurs bandits, provoquant la fuite de certains chefs de gangs vers d’autres zones sous contrôle criminel.
RÉALITÉ INFO, mardi 13 janvier 2026.- Les forces de l’ordre ont intensifié leurs opérations dans plusieurs foyers réputés pour abriter des groupes armés. À Bel-Air, Delmas 2, sur la rue Saint-Martin et à La Saline, des interventions combinant unités policières spécialisées, Force de répression des gangs et mercenaires ont été menées afin de démanteler les bases logistiques des réseaux criminels.
Selon des sources sécuritaires, ces opérations ont permis de neutraliser plusieurs bandits armés et de désorganiser certaines structures de commandement. Des chefs de gangs, craignant d’être ciblés, auraient pris la fuite et cherché refuge dans d’autres zones sous contrôle criminel, notamment à Cité Soleil, à la Croix-des-Bouquets, à Canaan et dans le secteur de « Chen Mechan ».
Cependant, cette fuite ne s’est pas faite sans résistance. Des informations recueillies sur le terrain indiquent que certains chefs de gangs ont refusé d’accueillir les bandits en cavale, redoutant d’attirer l’attention des forces de sécurité dans leurs propres bastions. Cette méfiance interne témoigne d’un climat de panique croissante au sein des réseaux criminels.
Dans les quartiers ciblés, les opérations ont provoqué d’importants dégâts matériels. Plusieurs habitations ont été endommagées et des commerces détruits. Des habitants de Bel-Air et de La Saline rapportent avoir vécu des heures de grande tension, ponctuées de fortes détonations et de mouvements de troupes.
« On sent que la police est déterminée cette fois-ci. Les bandits ont peur, mais nous, on vit toujours dans l’angoisse », confie un résident de Delmas 2.
Les autorités affirment que ces actions s’inscrivent dans une stratégie visant à reprendre le contrôle des territoires occupés par les gangs et à rétablir l’autorité de l’État. Elles assurent que les opérations ciblent exclusivement des groupes armés.
De leur côté, des organisations de défense des droits humains appellent à la prudence et demandent des garanties pour la protection des civils, ainsi qu’une meilleure communication sur les méthodes employées.
Malgré ces interventions, l’insécurité demeure une préoccupation majeure. Les déplacements de chefs de gangs d’un territoire à un autre montrent que la criminalité reste mobile et capable de se réorganiser. Pour la population, l’espoir d’un retour à la normale reste fragile, dans un contexte où la violence continue de marquer le quotidien.
La rédaction.


