Le CNO-NH maintient sa position : cap sur une transition autour de la Cour de cassation

Pétion-Ville, 30 janvier 2026.- Le Congrès National Ouanaminthe pour la Nouvelle Haïti (CNO-NH) a réaffirmé, lors d’une conférence de presse ce vendredi, sa position concernant la crise politique et l’échéance du 7 février 2026. Conformément à sa résolution adoptée le 21 janvier 2024, l’organisation persiste dans sa défense d’une nouvelle transition politique placée sous la direction d’un exécutif bicéphale.

La conférence de presse a réuni des membres du congrès, des représentants d’organisations alliées ainsi que des signataires de la diaspora.
L’inspecteur Guiteau François, coordonnateur de la commission Éthique et Discipline du congrès, a expliqué que cette conférence vise surtout à faire un rappel.
Il a retracé les grandes étapes qui ont conduit à la résolution de 2024 : les assises organisées à travers le pays, les débats, et la participation de délégués venus de plusieurs départements et de la diaspora. Pour lui, la résolution reste d’actualité face à l’aggravation de la crise.
Le médecin Frantz Large a élargi le débat en parlant de la réalité sociale du pays. Il a évoqué la situation difficile des jeunes, le manque d’opportunités, et l’insécurité grandissante.
D’après lui, sans un cadre politique stable et crédible, il sera impossible d’améliorer les conditions de vie. Il estime que la seule voie sérieuse reste une solution constitutionnelle et institutionnelle, loin des arrangements politiques jugés opaques.
Pour l’ingénieur Gourdet Fritz, responsable politique du mouvement, le moment est décisif. Il a affirmé que le CNO-NH travaille avec d’autres groupes et structures pour soutenir l’option d’une transition autour de la Cour de cassation.
Il appelle la population et les forces organisées à rester mobilisées jusqu’au 7 février 2026, date qu’il considère comme une nouvelle chance pour ouvrir une autre page dans la vie politique du pays.
Au final, le Congrès National Ouanaminthe pour la Nouvelle Haïti dit ne pas chercher le pouvoir pour lui-même, mais plaider pour une formule de transition capable de remettre le pays sur les rails institutionnels.
À quelques jours d’une date politique symbolique, le message du CNO-NH est simple : sans entente nationale autour d’une solution crédible, la crise risque de s’aggraver davantage.
La rédaction.


