Haïti : Washington met 1 million de dollars sur la tête de « Izo » et offre une relocalisation aux informateurs

Le gouvernement des États-Unis intensifie la pression contre les réseaux criminels opérant en Haïti. Le programme Rewards for Justice (RFJ), relevant du Département d’État des États-Unis et administré par le Service de sécurité diplomatique, annonce une récompense pouvant atteindre 1 million de dollars pour toute information menant à l’identification ou à la localisation de Johnson « Izo » André.
Selon les autorités américaines, cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts visant à lutter contre les enlèvements contre rançon et les violences perpétrées par des groupes armés. Johnson « Izo » André est présenté comme un acteur central d’un réseau criminel impliqué dans des prises d’otages et des extorsions qui plongent de nombreuses familles haïtiennes dans la détresse.

Le programme RFJ précise que toute personne disposant d’informations pertinentes peut les transmettre de manière strictement confidentielle via les applications Signal, WhatsApp ou Telegram au +1-202-702-7843. Les autorités assurent que les identités des informateurs seront protégées.
Au-delà de la récompense financière, le dispositif prévoit également une possibilité de relocalisation pour les personnes dont les informations s’avéreraient déterminantes. Cette mesure vise à garantir la sécurité des témoins et à encourager la collaboration face à des groupes considérés comme particulièrement violents.
En mettant une prime d’un montant aussi élevé sur Johnson « Izo » André, Washington envoie un message clair : la traque des responsables d’enlèvements et d’extorsions en Haïti demeure une priorité. Les autorités américaines appellent toute personne détenant des renseignements sur l’intéressé et ses associés à agir sans délai.
Dans un contexte où les rançons exigées par des bandes armées continuent de briser des vies et de fragiliser davantage le tissu social, ce nouvel appel à informations marque une étape supplémentaire dans la coopération internationale contre le crime organisé.
La rédaction.

