Haïti : Les organisations féminines exigent leur place dans les négociations avant le 7 février

Haïti : Les organisations féminines exigent leur place dans les négociations avant le 7 février
Delmas, 17 janvier 2026.- À quelques semaines de la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT), prévue pour le 7 février prochain, plusieurs organisations féminines réunies au sein de la plateforme Fanm Angaje pou Ayiti ont réclamé leur pleine participation aux discussions politiques nationales. Elles se sont exprimées lors d’une conférence de presse tenue ce samedi, sous le thème : « Pa gen demokrasi ni altènativ solid san fanm ».

Prenant la parole au nom de la plateforme, Marjorie Michel a rappelé que Fanm Angaje regroupe plus de 54 organisations féminines à travers le pays, ainsi que plusieurs structures alliées. Selon elle, cette initiative marque le début d’un processus de concertation entre femmes engagées en politique et organisations citoyennes, en vue de construire un front commun capable de peser dans les négociations à venir.
« Il ne peut pas y avoir de démocratie sans la participation effective des femmes », a-t-elle déclaré, soulignant que les femmes représentent environ 52 % de la population haïtienne, mais restent largement sous-représentées dans les espaces de décision.
Marjorie Michel a également critiqué la place accordée aux femmes au sein du CPT, estimant que leur présence y reste essentiellement symbolique. Elle a insisté sur le fait que la participation des femmes ne doit pas être perçue comme une faveur, mais comme un droit.
De son côté, Marie Sheila Martiné, représentante de l’organisation RÉALITÉ FANM, a mis en lumière les réalités sociales difficiles auxquelles font face de nombreuses femmes haïtiennes, notamment la pauvreté, l’insécurité, la violence et la monoparentalité.
« Les femmes ont toujours été les piliers de la société, mais elles continuent d’être marginalisées », a-t-elle déclaré, appelant à une meilleure reconnaissance de leur rôle dans la gouvernance et la reconstruction du pays.
Les organisatrices annoncent la poursuite de leur mobilisation à l’approche du 7 février afin d’exiger une présence effective des femmes dans les négociations politiques, les réformes institutionnelles et les futurs processus de transition.
La rédaction.


