Coup de tonnerre politique : le CND claque la porte du Pacte national et accuse le gouvernement de dérive autoritaire

Coup de tonnerre politique : le CND claque la porte du Pacte national et accuse le gouvernement de dérive autoritaire
Le Collège National des Démocrates (CND) a officiellement rejeté l’invitation du gouvernement dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé à intégrer le « Pacte National pour la Stabilité et les Élections ». Dans une déclaration à la nation publiée à l’issue d’une session extraordinaire tenue le 22 février 2026, le parti affirme que ce document constitue une menace directe pour l’État de droit.
Réuni en cellule de crise, le CND indique avoir procédé à une analyse « approfondie » du texte. Conclusion du parti : le pacte ne serait pas un mécanisme de stabilisation, mais un instrument politique visant à consolider le pouvoir exécutif au détriment des garde-fous institutionnels.

Au cœur des critiques figure la signature d’un contrat avec le prestataire de sécurité américain Erik Prince, officiellement chargé d’appuyer la lutte contre les gangs et de contribuer à la restructuration du recouvrement fiscal. Le CND estime que cet engagement est dépourvu de base légale, en l’absence de Parlement habilité à autoriser de tels accords.
Le parti dénonce également ce qu’il qualifie d’« officialisation d’une occupation » d’Haïti par la communauté internationale, menée par les États-Unis. Selon lui, le pacte neutraliserait le système judiciaire, affaiblirait les mécanismes de contrôle démocratique et installerait un vide institutionnel propice à l’arbitraire.
Dans sa déclaration, le CND va plus loin en accusant le document d’être un outil de « persuasion structurée » visant à façonner une légitimité artificielle. Le parti soutient que le pacte transformerait la participation citoyenne en une dynamique d’adhésion symbolique au pouvoir, au détriment d’un débat public fondé sur l’analyse rationnelle des programmes.
Il estime en outre que le texte affaiblit le rôle des partis politiques et réduit l’espace de contestation, assimilant le pacte à une « doctrine coloniale interne » destinée à contenir toute forme de protestation.
Malgré son refus d’adhérer au processus, le CND affirme qu’il assumera un rôle d’« observateur critique ». Le parti annonce qu’il évaluera rigoureusement chaque décision gouvernementale et tiendra les autorités responsables de la sécurité des citoyens ainsi que de l’organisation d’élections crédibles dans les dix départements du pays, incluant la participation de la diaspora.
Enfin, le CND adresse un avertissement formel à l’État et aux formations signataires : toute violation grave des droits humains ou dérive violente dans l’application du pacte sera portée devant les juridictions nationales et internationales compétentes.
Sous le mot d’ordre « Humanisme politique, solidarité, dignité humaine », le Collège National des Démocrates inscrit ainsi son refus dans une stratégie d’opposition frontale, ouvrant un nouveau chapitre de tensions sur la scène politique haïtienne.
Rédaction Réalité Info


