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Choc en Haïti : l’ONU révèle les noms de Prophane Victor, Youri Latortue, Rosemila Petit Frère et Jean-Charles Moïse dans un dossier explosif sur les gangs

Choc en Haïti : l’ONU révèle les noms de Prophane Victor, Youri Latortue, Rosemila Petit Frère et Jean-Charles Moïse dans un dossier explosif sur les gangs

PORT-AU-PRINCE, 7 octobre 2026 .- Un nouveau rapport du Groupe d’experts des Nations unies sur Haïti met en lumière plusieurs mécanismes présumés de soutien financier, logistique et matériel bénéficiant à des groupes armés dans le pays. Le document cite notamment les noms de Prophane Victor, Youri Latortue, Rosemila Petit Frère et Jean-Charles Moïse, dans des passages consacrés aux relations entre acteurs politiques, économiques et réseaux criminels.

Selon les experts, ces connexions constituent l’un des principaux facteurs permettant aux groupes armés de maintenir leurs capacités financières, logistiques et opérationnelles.

Dans son analyse, le Groupe d’experts rappelle les conclusions de précédentes enquêtes concernant le soutien apporté à des gangs opérant dans le département de l’Artibonite.

Le rapport affirme que des hommes d’affaires et des acteurs politiques de l’Artibonite ont apporté leur soutien à des gangs présents dans la région.

Le nom de Prophane Victor apparaît notamment dans le dossier du gang Grand Grif. Selon les experts, il aurait contribué à l’essor de cette organisation, notamment par la fourniture d’armes.

Le rapport cite également Youri Latortue, auquel les experts attribuent un soutien aux gangs Raboteau et Kokorat San Ras, notamment à travers la fourniture d’armes et de munitions.

Ces éléments s’inscrivent, selon le Groupe d’experts, dans un système plus large dans lequel des ressources provenant de milieux politiques et économiques peuvent contribuer au maintien des groupes armés.
Choc en Haïti : l’ONU révèle les noms de Prophane Victor, Youri Latortue, Rosemila Petit Frère et Jean-Charles Moïse dans un dossier explosif sur les gangs

Le rapport consacre également une partie importante à l’ancienne mairesse de l’Arcahaie et femme d’affaires Rosemila Petit Frère.

Les experts indiquent que l’appui financier et logistique provenant d’acteurs économiques continue de représenter une source de revenus pour les gangs, selon des mécanismes similaires à ceux déjà documentés dans d’autres dossiers.

Dans le cas de Rosemila Petit Frère, le Groupe d’experts affirme que son enquête sur les activités financières illicites liées au financement des gangs a révélé qu’elle entretenait depuis longtemps des relations avec des chefs de Viv Ansanm.

Selon le rapport, elle leur aurait apporté un soutien financier et logistique.

Mais les experts vont plus loin. Ils présentent Rosemila Petit Frère comme une personne ayant également joué un rôle d’intermédiaire entre des gangs et d’autres acteurs.

Le rapport lui attribue ainsi un rôle dans le maintien de liens entre les gangs et différents milieux criminels, politiques, économiques et du secteur de la sécurité, notamment en facilitant certaines communications et transactions financières.

Les informations recueillies par les experts auraient, selon le document, été corroborées par deux États membres.

Le rapport revient également sur un épisode concernant Rosemila Petit Frère en août 2025.

Selon les experts, elle a été arrêtée alors qu’elle transitait par la République dominicaine, en provenance du Canada.

L’enquête aurait par ailleurs permis aux experts d’examiner plusieurs échanges de messages. Ces communications sont présentées dans le rapport comme des éléments montrant son soutien présumé à plusieurs chefs de Viv Ansanm.

Parmi les noms cités figure Renel Destina, alias « Ti Lapli », présenté comme le chef du gang de Grand Ravine.

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Le dossier Rosemila Petit Frère apparaît ainsi comme l’un des exemples utilisés par les experts pour illustrer les connexions entre les réseaux criminels et certains acteurs économiques.

Le rapport aborde également un autre secteur économique particulièrement sensible : celui des civelles, les jeunes anguilles faisant l’objet d’un commerce international.

C’est dans cette partie que le nom de Jean-Charles Moïse apparaît.

Le Groupe d’experts décrit ce secteur comme peu réglementé, opaque et marqué par la corruption. Selon les experts, l’absence de cadre réglementaire suffisant expose le commerce des civelles à différentes activités illicites.

Le rapport souligne notamment qu’Haïti n’est pas partie à la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction, connue sous le sigle CITES.

Cette situation, selon les experts, contribue à maintenir la vulnérabilité du secteur.

Le document présente Jean-Charles Moïse comme un homme d’affaires originaire du département du Nord et comme le secrétaire général du parti politique Pitit Dessalines.

Il rappelle également son parcours politique : ancien candidat à la présidence et ancien sénateur du département du Nord.

Selon le Groupe d’experts, Moïse domine largement le secteur des civelles en Haïti.

Les experts estiment que la vulnérabilité de cette activité persistera tant qu’Haïti n’aura pas adhéré à la convention internationale encadrant le commerce des espèces menacées.

Le rapport apporte également des précisions sur la procédure nécessaire à une telle adhésion. En Haïti, l’adhésion ou la ratification d’un traité international nécessite notamment l’intervention du pouvoir exécutif, suivie de l’approbation du Parlement et de la promulgation officielle d’un décret de ratification.

Or, soulignent les experts, l’absence actuelle de Parlement empêche ce processus d’aboutir.

À travers ces différents dossiers, le Groupe d’experts met en avant une réalité plus large : le fonctionnement des groupes armés ne repose pas uniquement sur leur présence dans les quartiers ou sur leur capacité à utiliser des armes.

Le rapport décrit également des circuits financiers, logistiques et relationnels susceptibles de relier les gangs à des acteurs provenant de différents secteurs de la société.

Dans l’Artibonite, les experts évoquent ainsi la fourniture présumée d’armes et de munitions à des groupes armés. Dans le cas de Rosemila Petit Frère, ils mettent l’accent sur des relations financières, logistiques et d’intermédiation avec des chefs de gangs. Et dans le secteur des civelles, le rapport soulève des questions liées à l’opacité, à la corruption et au contrôle d’une activité économique vulnérable aux pratiques illicites.

Ces éléments dressent, selon les conclusions du Groupe d’experts, le portrait de réseaux complexes où se croisent intérêts économiques, acteurs politiques, ressources financières et groupes armés.

Les noms de Prophane Victor, Youri Latortue, Rosemila Petit Frère et Jean-Charles Moïse apparaissent ainsi dans différents volets du rapport, mais dans des contextes distincts.

Important : les éléments concernant ces personnalités sont rapportés ici sur la base des constatations et accusations attribuées au Groupe d’experts des Nations unies. Leur mention dans le rapport ne constitue pas, à elle seule, une condamnation judiciaire définitive.

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